La catastrophe ultraviolette
Vernissage : 5 novembre à 17 h
La catastrophe ultraviolette est une animation 3D à trois canaux qui nous plonge au cœur d’une forêt boréale. L’œuvre s’inspire des découvertes de la physique quantique, laquelle étudie le comportement de la matière et de la lumière à l’échelle microscopique. Elle prend appui sur une expérience de chimie quantique réalisée à Strasbourg, où des chercheurs modifient les propriétés d’une molécule, créant un nouvel état hybride entre lumière et matière.
L’installation illustre ainsi le caractère insaisissable, virtuel et imprédictible du monde naturel en proposant une immersion sensorielle surprenante. Lumière et matière se mélangent, les formes se dédoublent et le réalisme bascule vers l’abstraction, créant des environnements hallucinatoires où les phénomènes quantiques semblent agir à grande échelle. Les apparences de plénitude, de stabilité et de délimitation se dissolvent pour laisser place à un vide frémissant, un mouvement perpétuel.
La trame sonore immersive est réalisée par la compositrice et écologiste sonore Rehab Hazgui, dont l’œuvre explore la possibilité de fusionner l’aléatoire quantique avec la musique, un intérêt qui découle de sa fascination de longue date pour l’utilisation de l’imperfection et du hasard dans la création musicale.
image tirée de l’animation, 2025
Julie Tremble est une artiste de la vidéo et de l’animation. Nourrie par le cinéma, les sciences naturelles, la littérature et la philosophie, elle s’intéresse aux constituants de l’univers, aux états de la matière et à leurs représentations. En mettant en scène des théories et enquêtes scientifiques, elle produit des science-fiction expérimentales, contemplatives et hallucinées. Julie Tremble détient une maîtrise en études cinématographiques de l’Université de Montréal (2005) ainsi qu’un baccalauréat combinant cinéma et philosophie (2000). Son travail a été présenté au Canada et à l’international dans des centres d’art parmi lesquels : Dazibao, OBORO, Galerie B-312, la Fonderie Darling (Montréal), The Factory (Islande), le Museum Ludwig (Budapest), STUDIOTELUS du Grand Théâtre de Québec et VU (Québec), la Galerie d’art Foreman et Sporobole (Sherbrooke) ainsi que lors de différents festivals dont : Festival du Nouveau Cinéma, Festival des Films sur l’art (Montréal), Images Festival (Toronto), Les Instants Vidéo, VIDEOFORMES (France), ARKIPEL (Jakarta). En 2013, elle reçoit le prix du CALQ pour la meilleure oeuvre d’art et d’expérimentation remis dans le cadre des Rendez-vous Québec cinéma.
Par son travail, Rehab Hazgui explore des manières d’apprendre de nouvelles formes de langages à travers l’écoute consciente et la relation que les êtres entretiennent avec leur culture, leur héritage, leur société et leur environnement en tant que participants actifs et vivants. Ses découvertes examinent la manière dont le son émerge de paysages dynamiques, notamment de ceux issus de phénomènes biologiques, géophysiques ou humains. .
L’artiste remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec pour son soutien à la réalisation de ce projet.
Cette exposition est présentée avec le soutien financier de Promutuel Assurance.
























