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Liturgie vivace

Quand
DesPrés | Pré culturel
57, rue Principale Nord, Sutton, Québec
Sutton
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Prix
Gratuit
Organisé par
DesPrés

À l’invitation d’Anne-Marie Lavigne, les artistes du Collectif Vivace se sont réunis une première fois à l’automne dernier à l’École d’art de Sutton pour présenter une première exposition collective. Ils se retrouvent aujourd’hui dans le pré de DesPrés pour créer Liturgie vivante, une installation in situ qui puise dans les mouvements de la nature, ses rythmes, ses rêves et sa capacité infinie à créer des liens. L’œuvre invite le public à prendre part à une expérience de présence et d’interconnexion, à l’écoute des forces discrètes qui traversent le paysage. Une célébration du vivant comme espace de liberté, de relation et d’invention.

Héloïse Audy :

Ce que nous croyons tenir nous échappe

Au centre d’une plateforme carrée, tapissée de quenouilles tressées à la main, un grand trou. L’eau de pluie s’y accumule et réfléchit le ciel, puis s’évapore et s’échappe. Invité à une méditation tactile autant que visuelle, le public peut s’y asseoir ou s’y étendre.

Medium : Quenouilles (

typha latifolia

et

typha angustifolia

), argile et roches de rivière

Pascale Bussières :

SYMBIOSE

Les matrices de Mycélium imitent le travail de la nature et le jeu de cordes symbiotique est une représentation libre des réseaux souterrains qui relient les individus vivaces entre eux pour former une alliance vitale.

L’alliance des divers organismes du vivant est phénoménale et échappe généralement à notre perception humaine. Le mycélium des champignons est le pilier invisible de la biosphère. Il coud le sol en secret pour empêcher la terre de s’effondrer. Il entre en symbiose totale avec les racines des arbres et des plantes qui l’entourent créant ainsi la mycorhize, un réseau complexe d’informations sur les ressources d’eau et de nutriments disponibles et sur les dangers qui menacent leur survie. Le mycélium agit aussi comme le recycleur de la nature. Il décompose la matière ligneuse pour la transformer en humus fertile. Les matrices de Mycélium imitent le travail de la nature et le jeu de cordes symbiotique est une représentation libre des réseaux souterrains qui relient les individus vivaces entre eux pour former une alliance vitale; la Symbiose.

Médiums utilisés : Mycelium, corde,

Jean-François Casabonne (coll. Jacinthe et Audrey) :

Nid de Vie

La tortue-roche (coll. Jean-François Casabonne) devient ici un « lieu-nid ». Dans le cadre de

Liturgie vivace

, elle nous invite à nous intérioriser, à trouver en soi l’espace d’une lenteur génératrice de paix. Sa longue queue, faite d’empreintes végétales embossées dans le cuivre, nous indique qu’elle digère les plantes, épousées du minéral (coll. Jacinthe De Guire). Elle nous rappelle ainsi que le vivant se tisse de relations et d’interdépendances. Le plastron de la tortue-roche près du ruisseau, invite à déposer notre esprit dans la concavité de son lit; les fissures deviennent alors de précieuses imperfections qui guident une coulée fleurie éphémère, reflet de la force réparatrice de ce qui nous relie. Les chardons des champs sont les kenzan sur lequel se déploient celles-ci et permettent de sublimer les fissures par la beauté des plantes (coll. Audrey Murray). La tortue-roche, porte le monde en son nid, apaise et nourrit le désir de s’élever vers plus grand que soi, vers le sacré d’être parmi les vivants.

Médiums utilisés : roche, cuivre, chardons des champs

Sarah Cobb :

Le nid vide

Le merle ne reste pas dans le nid pour pleurer ses petits : il s’en va avec eux. Ce nid abriterait mes trois enfants à l’âge où ils ont pris leur envol.

Chaque année, le même merle revient sur mon perron pour bâtir son nid. En l’observant, j’ai remarqué qu’il ne reste pas dans le nid à pleurer ses petits une fois qu’ils prennent leur envol ; il s’en va avec eux. Il passe autant de temps avec eux après leur départ qu’avant. J’ai construit ce nid pour que mes trois enfants y tiennent tous, quand ils avaient dix-sept ans, l’âge auquel ils sont partis de la maison pour de bon. Je voulais encore dix-sept ans.

Jacinthe De Guire :

Empreintes vivaces

Dans le cuivre se prolonge la mémoire silencieuse des arbres. Dressées au cœur du sous-bois, les plaques deviennent mémoire de longues vies végétales.

Au cœur du sous-bois, un jardin de plaques de cuivre se déploie parmi les plantes basses et délicates. Dressées autour de troncs aux écorces épaisses et rugueuses. Par le geste d’embossage, elles en transposent la mémoire silencieuse. Le cuivre devient alors le prolongement de l’écorce : une matière où se déposent et se magnifient les traces du temps. Évoquant des plaques commémoratives, ces fragments rendent hommage aux longues vies du règne végétal et à ce qui, malgré le temps, demeure.

Médiums utilisés : Cuivre, écorce.

#Festival#Art visuel#ALLIANCES TERRESTRES | Exposition extérieure